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jeudi 28 juin 2012

Brésil: Gestion des sols et des terres

Brésil: Labour zéro dans les grands domaines agricoles au Paranà et au Rio Grande do Sul

Le labour zéro (semis direct) a connu une diffusion considérable chez 200 000 agriculteurs dans les deux Etats méridionaux du Paranà et du Rio Grande do Sul. Cette technique a été diffusée dans le cadre de 2 000 micro-bassins hydrographiques (microbacias) dans l'Etat de Paraná et de 455 dans l'Etat de Rio Grande do Sul. En 1999, la superficie totale sous labour zéro était de 10,5 millions d'hectares.
Cette superficie était de 700 000 hectares en 1990. Ces agriculteurs sont organisés en 8 000 clubs des «amis de la terre», qui sont eux-mêmes organisés aux niveaux local, communal, intercommunal et national.
Le modèle du labour zéro est différent de celui adopté dans les pays industrialisés, en particulier aux Etats-Unis, du fait que l’engrais vert, les cultures de couverture et les légumineuses ont été intégrés dans les rotations, réduisant ainsi le besoin d’avoir recours aux désherbants pour contrôler les mauvaises herbes. Les principaux impacts au niveau de la ferme concernent les rendements des cultures, la qualité du sol et sa capacité de rétention en eau, la demande de main-d’œuvre et l’utilisation réduite de produits dérivés du pétrole (qui diminue de 40 à 70 pour cent). Le rendement du maïs a augmenté de 67 pour cent, passant de 3 à 5 tonnes/ha en dix ans, et celui du soja de 68 pour cent, passant de 2,8 à 4,7 tonnes/ha. Récemment, cette technique a retenu l’attention du fait de ses effets remarquables sur la séquestration du carbone dans la matière organique des sols. Ce nouveau puits à carbone contribue à compenser les processus qui produisent le changement climatique actuel. Le changement conceptuel clé dans ce programme de labour zéro a été le passage d’une approche en termes de conservation du sol (basée sur la mise en place de structures physiques) à une approche en termes de restauration et d’amélioration du sol (basée sur des interventions biologiques). Le maintien en place de la couverture du sol a des effets bien plus importants que la simple prévention de l’érosion des sols par la construction de terrasses ou de structures interceptant le ruissellement. Il se traduit par des bénéfices pour les agriculteurs comme pour l’environnement. Et comme John Landers (1999) l’a souligné: «Le labour zéro a été un facteur déterminant de la transformation d’une approche descendante et dirigiste des services fournis aux agriculteurs en une approche participative et ascendante basée sur l’exploitation agricole».
Source: John Landers <john.landers@apis.com.br>
http://www.fao.org/docrep/006/y3951f/y3951f07.htm
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